Dictionnaire
des principaux Arts Martiaux Asiatiques
Hakko-ryu (Budo – Japon)

« Ecole de la huitième lumière », style d’Aiki-jutsu créé en 1938 par Okuyama Yodhiji Ryuho (1906-1987). Dans l’esprit du fondateur cette « huitième lumière » serait la résultante de la dispersion des 7 couleurs de l’arc en ciel, au-delà desquelles il y aurait les radiations invisibles de l’ultra-violet. Ce qui est une manière de rendre attentif à l’interprétation également ésotérique d’une démarche qui n’est pas uniquement à fin de self-défense.

C’est en 1938 que Okuyama décide d’ouvrir une école de Ju-jutsu à partir d’une synthèse personnelle de Daito-ryu, Takenouchi-ryu et Tenjin Shinyo-ryu, à laquelle il associe ses connaissances en matière médicale. Il l’appelle successivement Goshin-bugei, Yotsume-do, enfin Hakko-ryu en 1947 il déplace son Hombu-dojo à Omiya, en banlieue. Des milliers de Japonais y vinrent suivre ses cours davantage basés sur la santé que sur la défense (La plupart des torsions d’articulations et pressions dosés de points vitaux ont ici pour fonction de stimuler, et non de fatiguer, des organes importants comme le cœur ou les poumons). En 1977 Soke Okuyama vient en France pour faire conférences et démonstrations. Son fils, Okuyama Toshio a prit la relève après son décès.

L’emblème du Hakko-ryu représente 4 losanges pourvus d’un point central, le tout contenu dans un cercle : ils représentent les 4 points cardinaux, avec 4 yeux, le cercle représentant l’Univers, c’est-à-dire l’énergie continue et illimitée. On retrouve dans le message de Soke Okuyama les valeurs qui ont également été celles du créateur de l’Aikido, Ueshiba Morihei, à savoir l’Amour et la Paix. On en retrouve également les traces dans le Shorinji-Kempo de So-Doshin, qui fut également élève de Okuyama.

Techniquement, le Hakko-ryu se divise en trois types d’enseignement : le Yawara (ensemble de techniques destinées au combat), le Koho-igaku-shiatsu (ensemble de techniques de guérison) et le Koho-goshin-taiso (gymnastique de régénération). Les techniques de combat proprement dites s’articulent autour de mouvements à genoux (Suwari-waza), mouvements debout (Tachi-waza) et mouvements avec partenaire debout, étant soi-même à genoux (Antachi-waza). La progression est très codifiée : elle est uniquement technique jusqu’au 4e Dan et fait, au-delà, appel à d’autres formes de connaissances. On gravit ensuite les échelons de Shihan (maître), Renshi-Shihan (maître senior), Kaiden-Shihan (maître des connaissances internes) avant de se voir délivrer le titre de Menkyo-kaiden (maîtrise finale).

définitions tirées du livre
« L’Encyclopédie des Arts Martiaux de l’Extrème-Orient »
de Gabrielle et Roland Habersetzer (Editions Amphora, 2004), avec l'aimable autorisation des auteurs et de l'éditeur.
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Sites internet de l'auteur :
www.karate-crb.com ou www.institut-tengu.eu