Histoire des sabres japonais

culture, origine et histoire

Histoire des sabres japonais

Message par Shadow Shan 影山 » 24 Septembre 2014, 17:38

Nihonto (日本刀) peut se traduire par sabre ancien, ou aussi sabre forgé au Japon. Les Jokoto, les Koto, les Shinto, les Shinshinto, les gendaito, showato, et enfin les shinsakuto ou shinken, du plus ancien au plus récent.
Les premières armes apparaissent au Japon dès la période Yayoi (弥生), à partir de 300 avant J.C..

Les Jokoto (上古刀)
Le Nihonto, ou sabre Japonais est née d'une volonté d'amélioration purement technique. Les premières lames courbes apparaissant vers la moitié de l'ère Asuka (645), mais le sabre Japonais ou katana (刀) tel que nous le connaissons a vu son ancêtre apparaître au milieu de la période Heian (794-1099) avec les premiers sabres appelés Jokoto. Avant cela il n'y avait que des épées, avec donc deux tranchants. Il existe plusieurs types de Jokoto : les tsurugi (剣), warabite no tashi (蕨手の太刀), tosu et surtout les tachi (達), parents directes du katana. La forge se développe énormément à cette période, de nombreuses guerres apparaissent et expliquent donc ces innovations techniques. Il existe alors déjà des sabres d'exception...

Les Koto (事)
Ils apparaissent vers la deuxième moitié de l'ère Heian, se perpétuent lors de l'air Kamakura (1185-1333), et produits jusqu'à l'air Muromashi (1336-1573). Ce sont des tachi, mais plus courbés, en raison de la découverte que çà améliore la coupe ainsi que la résistance aux chocs. Plus le tranchant est raide et proche du dos de la lame, plus l'arme est tranchante. Les Kiriha-zukuri (季平造) laissent place aux Shinogi-zukuri (造), évolution de la pointe plus raide et fine au niveau du tranchant et la zone juste après, technique encore très répandue de nos jours. Les risques de casse étant augmentés, c'est là qu'apparaît la difficulté de la forge des sabres Japonais. Il faut en effet combiner la solidité et la souplesse des lames, jouer avec les angles parait alors indispensable. Les hamon (刃文) ou lignes de trempes et nakago (茎) ou soie de lame sont considérablement mieux réalisées. Les sabres d'exception sont de moins en moins en rare, les premières traditions apparaissent à la fin du XIIème siècle. L'ère Nanboku-cho (1333-1392), voit l'apparition de longues lames, les nodachi (野太刀). Pendant l'ère Muromachi (1392-1573), les tachi de type Koto disparaissent progressivement pour être remplacés par les katanas qui permettent de dégainer et frapper en même temps, Nuki Uchi (抜打ち). La forge composite se développe, avec des lames constituées de différentes nuances d'acier, pour avoir une surface dure et un intérieur de lame plus tendre et plus souple.

Les Shinto (神道)
A l'époque Azuchi-Momoyama (1573-1603), de nombreux changements survinrent. L'unification des traditions, et le nombre croissant des maîtres forgerons développent beaucoup les techniques. Les nouveaux sabres sont appelés Shinto, mais sont hélas souvent de moins bonne qualité à cause des minerais importés qui sont moins bon pour faire des sabres. On mélangera ainsi les anciennes techniques avec de nouvelles pour créér des lames d'excellente qualité. Puis au début de l'Époque Edo (1603–1868), le désir revint de faire des katanas esthétiques à l'ouest, en oppotion à l'est ou les katanas devaient être plus portés sur les qualités au combat, on parle d'Osaka Shinto (Osaka étant une ville culturelle) et de Edo Shinto (Edo étant une ville régit par le bushido).

Les Shinshinto (神神道)
A la fin de l'ère Edo, en période de paix, les katanas sont un peu tombés dans l'oublie, mais Suishinshi Masahide, va leur redonner vie en développant le Shinshinto. On retrouve alors les 5 Gokaden (五ヶ伝), écoles ou traditions de forge, et les katanas sont plus variés que jamais... Les Tanto (短刀), sorte de dague, refont leur apparition, alors qu'ils semblaient avoir disparus pendant un temps. De nombreux sabres furent forgés jusqu'à l'ère Meiji (1868–1912), qui vit la fin des samurai par décret, et les katanas devinrent objet d'art.

Les Showato (昭和刀) et Gunto (軍刀)
Lors de la seconde guerre mondiale, un grand nombre de katanas furent forgés pour équiper les soldats de l'armée, beaucoup ne respectent pas les traditions, et sont de qualité médiocre, ce sont les showato. Les gunto, sabres produits en grande quantité pour un usage militaire de la troupe ont étés produit en plus grand nombre encore, la qualité s'en faisant ressentir car de production instustrielle. A la reddition des Japonais les États-Unis donnèrent l'ordre de détruire ces sabres, mais nombre de ces katanas furent sauvés. Les katanas de bonne qualité de cette période sont appelés les gendaito.

Les Gendaito (原大刀) et Shinsakuto (新作刀)
Gendaito est le nom donné aux katana forgés après l'édit Haitorei en 1876 (interdiction du port du katana), jusqu'en 1945. Ils sont considérés comme étant de bonne qualité et forgés selon les traditions. Mais la vente de katana se faisant de plus en plus rare, beaucoup de forgerons arrêtèrent leur production et se reconvertir. En 1906, l'empereur nomma des gigei-in (技芸員), maîtres artisans qu'il pria de revenir à leur activité pour perpétuer la tradition. Aujourd'hui, les katanas forgés par des maîtres japonais accrédités sont appelés shinsakuto ou encore shinken (真剣) lorsqu'il sagit de véritable sabre de combat. Mais par décret, ces katanas classés trésor national n'ont pas le droit de quitter le Japon.
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Shadow Shan 影山
 
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